Barabaar à Lyon : Thierry, Christine, Enzo et Luana Di Litta, une aventure familiale qui se transmet

À Lyon, certaines histoires entrepreneuriales se construisent autour d’un concept. D’autres prennent une dimension particulière parce qu’elles deviennent progressivement des histoires de famille. Barabaar appartient clairement à cette seconde catégorie.

Derrière l’enseigne lyonnaise se trouvent Thierry Di Litta et Christine Di Litta, un couple qui évolue depuis de nombreuses années dans l’univers de la restauration et des lieux de convivialité. Au fil du temps, leurs enfants Enzo Di Litta et Luana Di Litta ont eux aussi rejoint l’aventure.

Aujourd’hui, la famille ne se contente plus de faire vivre un bar. Elle a progressivement construit un univers entrepreneurial profondément lié à Lyon, dans lequel restauration, événements, musique et convivialité se croisent.

Une évolution qui montre également comment un projet créé par une première génération peut progressivement devenir un terrain d’expression pour la suivante.

Thierry et Christine Di Litta : une histoire entrepreneuriale ancrée à Lyon

Bien avant Barabaar, Thierry et Christine Di Litta évoluaient déjà dans la restauration lyonnaise.

Le couple a notamment développé plusieurs établissements avant de faire évoluer son modèle vers un concept davantage centré sur la bière, la convivialité et les nouvelles habitudes de sortie.

Le premier Barabaar ouvre aux Brotteaux en 2018. Le choix du quartier n’est pas anodin. Situé au cœur du 6e arrondissement de Lyon, le secteur concentre restaurants, bars, établissements festifs et lieux de rencontre.

Le projet repose alors sur une idée relativement simple : créer un endroit où l’on vient aussi bien pour découvrir des bières que pour manger, retrouver des amis et profiter de l’ambiance.

Cette philosophie est encore visible aujourd’hui sur les réseaux de Barabaar Lyon, où les événements et les différentes animations occupent une place importante dans l’identité du concept.

Mais derrière l’image festive apparaît surtout une véritable expérience entrepreneuriale.

Thierry et Christine Di Litta ont appris à faire évoluer leurs établissements avec leur époque, en observant les habitudes de leur clientèle et en adaptant leurs concepts sans abandonner leur ADN lyonnais.

Christine Di Litta, créativité et expérience client

Dans cette aventure, Christine Di Litta occupe une place particulièrement visible dans la construction de l’univers Barabaar.

Son parcours associe notamment communication, restauration et création d’expériences.

À travers les décorations, les événements, les collaborations et les animations, l’établissement a progressivement dépassé le modèle classique du bar dans lequel l’offre repose uniquement sur les boissons et la restauration.

L’objectif consiste également à créer une atmosphère.

Cette manière de penser les lieux de sortie rejoint une évolution plus générale de la restauration : les clients ne recherchent plus seulement un produit, mais également un moment, une ambiance et parfois une véritable expérience.

Barabaar a ainsi construit une identité capable de fonctionner dans plusieurs quartiers lyonnais tout en conservant une cohérence générale.

Un travail auquel Thierry Di Litta apporte son expérience entrepreneuriale et opérationnelle.

Le développement de cette aventure familiale a déjà été retracé à travers l’article Barabaar : un projet de cœur de Christine et Thierry Di Litta à Lyon.

Enzo et Luana Di Litta rejoignent progressivement l’aventure

L’histoire devient encore plus intéressante lorsque la deuxième génération commence à prendre sa place.

Les enfants du couple, Enzo et Luana Di Litta, ont progressivement intégré les activités familiales.

Mais chacun s’est positionné sur des compétences différentes.

Luana Di Litta s’est notamment tournée vers la communication et l’événementiel, deux dimensions désormais essentielles dans le secteur de la restauration et des lieux de sortie.

Enzo Di Litta s’est davantage impliqué dans les dimensions liées aux équipes, au recrutement et au fonctionnement des établissements.

Cette répartition montre que la transmission familiale ne consiste pas nécessairement à reproduire exactement le rôle des parents.

Elle peut également permettre à chaque membre de la nouvelle génération d’apporter ses propres compétences.

C’est précisément ce qui donne une nouvelle dimension au projet familial.

Les enfants ne sont plus seulement présents autour de l’entreprise : ils participent directement à son évolution. Une source lyonnaise décrivait déjà Luana comme responsable communication et événementiel des établissements familiaux, tandis qu’Enzo intervenait notamment dans la formation et le recrutement.

Barabaar, une entreprise familiale mais pas figée

L’un des risques d’une entreprise familiale serait de rester trop dépendante de ses habitudes.

Le parcours de la famille Di Litta montre plutôt l’inverse.

Depuis la création du premier Barabaar, les concepts ont évolué, de nouvelles adresses sont apparues et d’autres projets ont été développés.

Cette capacité à évoluer sans abandonner l’identité d’origine constitue probablement l’un des aspects les plus intéressants de l’histoire.

Le développement de la famille autour de différents projets a d’ailleurs déjà été abordé dans Barabaar : l’aventure entrepreneuriale de la famille Di Litta à Lyon.

Le fil conducteur reste néanmoins relativement clair : créer des lieux de vie dans lesquels l’expérience humaine occupe une place centrale.

La restauration et les boissons constituent naturellement la base économique du modèle.

Mais la fidélisation passe également par l’ambiance, les équipes, les événements et la capacité des établissements à s’intégrer à leur quartier.

Une deuxième génération qui commence à entreprendre elle-même

L’année 2026 marque d’ailleurs une nouvelle étape dans cette transmission.

Enzo et Luana Di Litta ne se contentent plus simplement de participer aux établissements créés par leurs parents.

Ils commencent également à porter leurs propres projets.

Au début de l’année 2026, Enzo et Luana ont notamment repris un établissement situé dans le 6e arrondissement de Lyon, nouvelle étape dans leur parcours entrepreneurial. Cette acquisition a été présentée par la presse lyonnaise comme étant directement portée par les deux enfants de Thierry et Christine Di Litta.

Cette évolution est importante.

Elle montre que la transmission familiale ne se limite plus au fonctionnement de Barabaar.

L’expérience acquise au sein des établissements familiaux semble désormais servir de base à de nouvelles initiatives.

Le passage d’une génération à l’autre devient donc progressivement visible.

Enzo Di Litta : du fonctionnement des établissements à l’entrepreneuriat

Dans une activité comme la restauration, la gestion des équipes est fondamentale.

Un concept peut être attractif, mais son succès repose quotidiennement sur la qualité du service, l’organisation des équipes et la capacité à maintenir une ambiance cohérente.

L’expérience d’Enzo Di Litta dans les problématiques de recrutement et de formation lui a ainsi permis d’aborder l’entreprise par sa dimension opérationnelle.

Cette expérience est particulièrement utile lorsqu’un groupe développe plusieurs établissements.

Il devient alors nécessaire de transmettre les méthodes, d’intégrer de nouveaux collaborateurs et de maintenir une qualité de service relativement homogène.

Aujourd’hui, cette connaissance du terrain peut également accompagner ses propres initiatives entrepreneuriales.

Luana Di Litta : communication, événements et nouvelle génération

Luana représente quant à elle une autre évolution particulièrement intéressante de l’entreprise familiale.

La communication des établissements de restauration a profondément changé.

Quelques années auparavant, la visibilité pouvait largement dépendre du bouche-à-oreille et de l’emplacement.

Aujourd’hui, Instagram, les événements, les collaborations et la création de contenus participent directement à la fréquentation d’un lieu.

Luana Di Litta a développé son activité précisément autour de ces nouveaux usages.

En parallèle du travail réalisé avec les établissements familiaux, elle a également lancé SPOT+, une application destinée à aider les utilisateurs à découvrir des lieux de sortie à Lyon. Elle expliquait en 2024 avoir grandi dans le milieu de la restauration lyonnaise et travailler avec ses parents sur Barabaar et d’autres établissements familiaux.

Cela illustre parfaitement la manière dont une nouvelle génération peut prolonger une entreprise familiale tout en développant ses propres projets.

Une transmission fondée sur l’expérience du terrain

La transmission entrepreneuriale ne repose pas uniquement sur la propriété d’une entreprise.

Elle passe aussi par l’expérience.

Grandir au contact d’établissements de restauration permet d’observer de très près les réalités du métier : les clients, les fournisseurs, les périodes difficiles, le recrutement, les travaux, les changements de concept ou encore les contraintes opérationnelles.

Pour Enzo et Luana, cette immersion représente probablement une forme d’apprentissage difficile à reproduire uniquement à travers une formation théorique.

Elle permet également de comprendre qu’un établissement ne se résume pas à son décor ou à sa carte.

Il repose sur une multitude de décisions quotidiennes.

Cette culture entrepreneuriale construite au sein de la famille Di Litta constitue désormais un véritable trait d’union entre les générations.

Lyon comme fil conducteur de l’aventure Di Litta

Malgré cette diversification, un élément reste particulièrement présent : Lyon.

Les différents projets développés par la famille restent étroitement liés à la ville.

Brotteaux, Croix-Rousse, Vaise ou encore le 6e arrondissement : les établissements s’inscrivent dans des quartiers disposant chacun de leur propre identité.

Cette dimension locale joue un rôle essentiel dans la philosophie du groupe.

Créer un établissement à Lyon ne consiste pas uniquement à trouver un local disponible.

Il faut également comprendre les habitudes du quartier, sa clientèle et les rythmes de fréquentation.

Barabaar a ainsi construit sa notoriété en s’insérant progressivement dans différents espaces de la vie lyonnaise.

Une famille, plusieurs personnalités

L’un des points forts de cette histoire tient finalement à la complémentarité des profils.

Thierry Di Litta apporte plusieurs décennies d’expérience entrepreneuriale dans la restauration.

Christine Di Litta a contribué à façonner l’identité créative, événementielle et conviviale des établissements.

Enzo Di Litta s’est progressivement impliqué dans la gestion opérationnelle, les équipes et désormais ses propres projets.

Luana Di Litta développe une approche davantage orientée vers la communication, l’événementiel et les nouveaux usages numériques.

Chacun occupe donc une place différente.

Cette complémentarité évite également de réduire l’entreprise familiale à une simple succession.

Il s’agit davantage d’une évolution collective dans laquelle les compétences de chaque génération viennent enrichir celles de la précédente.

Barabaar, le point de départ d’une histoire plus large

Barabaar reste aujourd’hui l’un des noms les plus visibles de l’aventure Di Litta.

Mais le parcours de la famille montre que l’histoire est devenue plus large que celle d’un seul établissement.

Autour de Thierry, Christine, Enzo et Luana Di Litta se construit progressivement un véritable univers entrepreneurial lyonnais.

L’expérience accumulée par les parents est transmise aux enfants, tandis que ces derniers introduisent de nouvelles compétences, de nouveaux usages et leurs propres projets.

Cette évolution donne une profondeur particulière à l’histoire de Barabaar.

Derrière les bières, les soirées et les lieux de convivialité apparaît finalement une entreprise familiale en mouvement.

Une aventure née à Lyon, développée à travers plusieurs établissements et désormais prolongée par une nouvelle génération décidée, elle aussi, à entreprendre.

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