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Interview S.A.S. Nicolas 1er, prince de l’Etat-nation de la principauté de Seborga

Interview de S.A.S. Nicolas 1er, Prince de l’État-nation de la Principauté de Seborga.

1. Bonjour Votre Altesse, commençons par parler de votre histoire personnelle. Vous n’êtes pas né dans un palais et à priori rien ne vous prédestinait à devenir Prince. Pouvez-vous nous raconter à partir de quand et comment ce destin s’est imposé à vous ?

S.A.S. Nicolas 1er de Seborga : Oui bonjour, c’est un grand plaisir pour moi de revenir sur cette partie importante et captivante de ma vie !
A la toute fin du XXème siècle, un membre de la famille Mutte nous convie mon frère Martial et moi-même dans un endroit neutre pour nous montrer des archives familiales. Précisant qu’il ne nous donnera aucun document mais qu’il doit poursuivre la transmission « visuelle » aux descendants de la famille, il sortira d’une valise noire une enveloppe kraft poussiéreuse sur laquelle est écrit en capital  « NPL ».

De cette enveloppe, sera extrait un manuscrit écrit à la plume intitulé « Mon ombre sacrée »  Nap. Il a bien été rédigé par Napoléon 1er qui indique des faits marquants de sa vie. Il sera transmis à sa mort à Napoléon III, lequel, avant sa propre disparition, le donnera à son confident, Alexandre-Joseph CONSIL dénommé « Kopierre », grande figure historique du Nord de la France et notre aïeul par alliance, officier Saint-Cyrien et Tambour major à l’Elysée. Un autre de nos aïeuls, François Sauvage, en 7ème génération, était Commandant de la forteresse de Mantoue en Italie sous Napoléon 1er, chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de la Légion italique.

Nicolas 1er de SeborgaCe manuscrit renfermait des éléments sur la souveraineté de la Principauté de Seborga, tel  que le quiproquo juridique concernant l’acte de cession du territoire rédigé à Paris en 1729 qui n’avait pas abouti et n’avait pas non plus été enregistré, ni par le Royaume de Sardaigne, ni par la Maison de Savoie. D’autres écrits détaillaient les stratégies de certaines batailles de Napoléon 1er en Italie et chose incroyable, sa volonté de voir la Principauté de Seborga accueillir sa dépouille à sa mort.

L’aïeul Mutte, à la demande de Napoléon III, fit de cette Principauté de  Seborga le décor de rencontres de haut niveau pour, par exemple, négocier la souveraineté de la Principauté voisine, celle de Monaco.

2. Découvrir une telle information n’est pas chose anodine. Quelle a été votre réaction ?

S.A.S. Nicolas 1er : Après plus de 3 heures de lecture dans cette brasserie, mon frère Martial et moi-même étions habités par des sentiments d’incompréhension et d’étonnement. Quoi penser, que faire ? Quelles missions pourrions-nous nous attribuer ? Nous ne le savions pas encore mais, par nos recherches historiques que nous souhaitions poursuivre, nous continuerions à faire perdurer cette fabuleuse histoire familiale avec humilité et sagesse.

Les mois et les années passèrent avec toujours en tête cette fabuleuse et incroyable histoire  qui touchait de si près notre famille. Et nous étions persuadés que nous pouvions d’une manière ou d’une autre jouer un rôle. Nous avons commencé par effectuer des recherches approfondies sur cette  époque et les faits qui concernaient nos aïeuls CONSIL, MUTTE et SAUVAGE. Les résultats de nos années d’études de documents et de réflexions personnelles furent consignées dans un livre écrit à 4 mains et qui avait comme titre « Napoléon Résurrection ». Nous avons participé à plusieurs salons du livre renommés pour en faire la  promotion avec un certain succès d’estime, La presse nous surnommait les “frères Mutte”. Mais ce qui était maintenant dans notre tête, c’était de devenir concrètement les acteurs de la résurgence de la Principauté de Seborga comme territoire souverain.

3. En plus de l’aspect “juridique” de l’aventure qu’il y a derrière la reconnaissance de la Principauté de Seborga en tant que nation, je crois comprendre que l’Humain et le désir de créer un autre modèle sont au centre de vos préoccupations ?

Prince Nicolas Mutte de Sabourg : Avec ce que nous avions accumulés comme recherches et nos connaissances nombreuses sur ce territoire, nous avons entamé de multiples voyages incognito sur ce territoire. Parallèlement, nous avions dû nous plonger dans les livres et autres sites internet pour comprendre et tout connaître du Droit international et des institutions nombreuses s’y rattachant.

Tout en poursuivant chacun nos parcours professionnels, mon frère et moi-même avons continué à  apprendre sur les modes de fonctionnement des nations, en lisant des nuits entières sur leurs organisations en nous posant la question : « Et l’humain dans tout cela, quelle est sa place ? ».

Alors parallèlement à notre soif de comprendre, nous avons entrepris de nombreux voyages à travers le monde, en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud à la rencontre des populations pour découvrir tous ces peuples et imaginer peut-être quelle serait leur responsabilité si un jour nous réussissions à créer une organisation internationale ayant pour objectif la résurgence de la Principauté de Seborga.

A notre retour de tous ces périples si enrichissants, souvent marqués par le contraste des modes de vies perçus entre la mondialisation à tout prix et la pauvreté ancrée, il était maintenant l’heure de passer à une autre étape, celle de l’action pour arriver à nos fins. Nous savions que pour atteindre cet objectif, si un jour nous pouvions y arriver, il faudrait des années. Mais avant, nous nous devions de nous adresser à notre famille pour lui annoncer que notre décision était prise et que nous allions mobiliser toutes nos forces et  nos moyens pour nous lancer dans cette folle aventure.

Quelques amis nous suivirent avec chacun leur compétence car c’était pour tous l’épopée d’une vie. Même si la réussite n’était pas acquise, nous avions très clairement à l’esprit la mission d’offrir une nouvelle destinée plus humaine et plus solidaire à un peuple que l’on aurait peut-être un jour sous notre responsabilité.

4. Et donc avec ces quelques amis qui croyaient tout autant que vous à cet idéal, vous êtes arrivés aujourd’hui à un véritable Etat-nation ?

S.A.S. Nicolas 1er, prince de l’Etat-nation de la principauté de Seborga : En effet pour atteindre cet idéal nous les avons réunis à de multiples reprises dans un temps assez court afin de plancher sur des premières réflexions. Nous leur avons exprimé l’ampleur des défis à relever et le but à atteindre. Leur réflexion pour la plupart fut rapide  ainsi que leur réponse sans équivoque : « Oui, on y va ».

SAS Nicolas 1er

Et d’un petit cercle très restreint dans un restaurant autour d’une page blanche en 2015, des  premières esquisses organisationnelles sont nées avec peu à peu les prémices d’une future  administration, doté d’une première constitution en février 2016, aujourd’hui chemin faisant, devenue l’e-administration de l’Etat-nation de la Principauté de Seborga avec sa propre crypto-monnaie supranationale et sa blockchain, mais également sa Seborga Digital Bank, son Université numérique la Cryptotech Academy et sa représentation diplomatique en République fédérative du Brésil et bien d’autres encore à venir…

5. Pouvez-vous nous parler de cette crypto-monnaie qui semble prometteuse ?

A la fois en terme d’innovations (impact environnemental) mais également comme outil de développement ?

Prince Nicolas 1er de Seborga : La monnaie était un des instruments nécessaires à la constitution de notre Etat-nation et nous devions rendre visage à une monnaie historique et millénaire autrefois battue, le Luigino. Mais après études et des premières recherches de développement vers une monnaie classique en papier sécurisé dite fiduciaire, nous nous sommes rapidement aperçu, qu’elle ne correspondrait pas à notre éthique environnementale et encore moins à notre vision que nous nous faisions de la monnaie du futur. Nous l’avons donc abandonné avant-même sa naissance pour finalement opter pour un grand écart technologique avec le développement d’une Blockchain et nous orienter sur ce qui deviendra notre crypto-monnaie, le Luiginocoin.

Elle permet des échanges avec toute autre monnaie fiduciaire ayant cours légal sur les places mondiales, en plus d’une coexistence autorégulée avec d’autres crypto-monnaies ou actifs numériques en circulation pour effectuer toutes opérations dans le monde.

Pour ce faire, nous avons fait appel à l’un des plus grands experts mondiaux en la matière, Marcus LISBÔA DE ALMEIDA devenu depuis Conseiller de Gouvernement et ministre de L’Économie et des Finances, du Numérique et de l’Éducation au sein de l’État-nation de la Principauté de Seborga.

Après de nombreux mois de développement, nous avons pu permettre la naissance de la première Blockchain d’Etat supranationale aussi nommée Govchain et ayant la particularité technologique innovante dite “Disruptive” notamment au regard de l’écologie et répondant ainsi aux Objectifs de Développements Durables 2030 (ODD) des Nations Unies, auxquels je suis particulièrement attaché.

Pour ce faire notre Blockchain utilise un algorithme permettant une production minière à très faible empreinte carbone. En effet, sa particulière originalité se base sur une éco-contribution, permettant la captation d’activités passives (ordinateurs en veille)  d’un réseau mondial de processeurs informatiques spécialisés ou simplement grand public, équipant l’ensemble des ordinateurs mondiaux des plus anciens aux plus récents.

A l’instar de la réputation énergivore de l’ensemble des crypto-monnaies conventionnelles, s’appuyant sur des serveurs d’une grande puissance et d’administration extrêmement complexe, l’exploitation de notre crypto-monnaie supranationale « LuiginoCoin », support de notre “Green Economie”, s’adapte donc parfaitement à la politique environnementale de notre Etat-nation.
D’autre part, outre sa vocation première d’être notre monnaie nationale, son statut particulier “Supranational” lui confère une destinée universelle puisque nous la rendons accessible à tous les États ou micronations. c’est un système économique totalement novateur qui, après le Brésil, pourrait être adopté par le continent africain très densément peuplé et ainsi accéder à une économie plus stable et plus éthique.

Autre point fort de notre système, la cybersécurité, avec l’intégration de notre Blockchain au sein d’un Etat-nation qui en permet ainsi le parfait et rigoureux contrôle de bout en bout et ce qui en fait la particularité de notre crypto-monnaie supranationale et souveraine pour lutter contre les cyber-attaques en forte croissance depuis quelques années, et toutes exploitations détournées pour le blanchiment d’argent ou encore le financement du terrorisme.
Hormis le secteur économique, les applications de notre Blockchain au service d’un Etat, sont nombreuses et s’étendent à presque tous les secteurs d’activité : logistiques, banques, assurances, commerces, transports, domaines médicaux, affaires notariales et bien d’autres encore…

6. Aujourd’hui l’Etat-nation de la principauté de Seborga est reconnu par des institutions internationales mais également par des nations. Qui sont vos principaux soutiens (si cela n’est pas trop indiscret) ?

S.A.S. Prince Nicolas 1er de Seborga : Comme je vous le disais tout à l’heure, la République fédérative du Brésil est la première nation a nous avoir officiellement ouvert les bras avec une Représentation diplomatique de notre Etat-nation.

Rencontre_Faustin-Touadera-Prince Nicolas

Mais il est désormais aussi plus que nécessaire que je tienne un discours responsable et constructif à propos du continent africain en  participant activement avec un respect souverain à son développement désormais incontournable pour que notre monde retrouve un certain équilibre, porteur de stabilité.
Le temps des beaux discours est révolu, ce sont des actes concrets mis en œuvre sans délai qui vont permettre aux États africains de renforcer leur PIB pour ensuite se montrer « de taille » sur la scène internationale.

7. Vos actions humanitaires auprès d’universités, d’hôpitaux mais également auprès de la jeunesse montrent votre volonté de changer le monde dans lequel nous vivons. Pouvez-vous partager avec nous votre vision humaniste de l’avenir ?

S.A.S. Nicolas 1er, Prince de l’e-Principauté de Seborga : Comme je vous le disais il y a un instant, mon chemin de vie et mon parcours professionnel m’ont conduit aux quatre coins du monde, et c’est l’héritage de ma riche expérience humaine et de rencontre avec les peuples aux civilisations parfois diamétralement opposées qui m’ont poussé vers une politique humaniste et développé ma sensibilité envers la diplomatie, deux caractéristiques essentielles à mes yeux pour résoudre certaines problématiques, notamment en matière de justice sociale ou disparités économiques…

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